Les projets qui menacent notre territoire

Le projet de gaz naturel liquéfié Énergie Saguenay

L’entreprise GNL Québec, contrôlée en partie par des intérêts américains, a déjà obtenu la licence d’exportation accordée par l’Office national de l’énergie et entrepris l’étude d’impact d’Énergie Saguenay, un projet visant à exporter 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par navires méthaniers à partir du port en eaux profondes de Grande-Anse, près de Chicoutimi. Ce projet prévoit la construction d’une usine de liquéfaction de gaz de l’Ouest canadien, notamment du gaz de schiste, d’infrastructures d’entreposage et de transbordement ainsi que d’un gazoduc de 650 kilomètres. S’il se réalise, jusqu’à 160 méthaniers remonteront chaque année la rivière Saguenay et traverseront chemin faisant le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une aire marine protégée établie pour préserver l’habitat du béluga du Saint-Laurent.

Relié à Energie Saguenay, un autre projet qui n’est en fait qu’une partie d’un seul et même méga-projet :

GAZODUQ

  • Gazoduq est un projet de construction d’un nouveau pipeline gazier de 780 kilomètres qui relierait la ligne existante principale de TransCanada, en Ontario, jusqu’au Saguenay. Energie Saguenay et Gazoduq sont liés par un objectif commun : liquéfier et exporter du gaz fossile en provenance de l’Ouest canadien vers les marchés internationaux.

Les forages pétroliers et gaziers

Les exploitants détiennent au Québec des permis de recherche de pétrole et de gaz naturel couvrant 56 000 km2, soit l’équivalent à la moitié de la surface habitée de la province. Ces territoires « claimés »  longent la vallée du Saint-Laurent entre la frontière ontarienne et Québec, soit la portion la plus densément peuplée de la province; ils rejoignent le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, l’île d’Anticosti et quelques portions de la Mauricie et du Saguenay, sans oublier le golfe du Saint-Laurent.

La Gaspésie subit déjà l’assaut des pétrolières et des gazières depuis plusieurs années, notamment à Gaspé où un site de forage est exploité à 350 mètres des maisons les plus près et à 800 mètres du premier puits d’eau potable. Des  projets  d’exploration et de production sont aussi annoncés dans le Bas-Saint-Laurent ainsi que dans les MRC de Lotbinière et de Bécancour. Le projet de fracturation sur l’île d’Anticosti semble être en suspens pour l’instant.

Ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec

L’administration Couillard a confirmé son engouement pour le développement de la filière pétrolière et gazière en adoptant en juillet 2014 son Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP), contesté depuis, sans succès, par plusieurs centaines de municipalités qui souhaitent imposer des distances plus grandes entre les éventuels puits de forage et leurs sources d’eau potable.  Cet engouement s’est exprimé à nouveau avec force en décembre dernier lorsque le même gouvernement a imposé sous le bâillon l’adoption de sa largement décriée Loi sur les hydrocarbures, qui permet tous les procédés d’extraction, y compris la fracturation, dans toutes les régions du Québec.


Le projet Énergie Est

Le pipeline Énergie Est de TransCanada aurait permis de transporter chaque jour l’équivalent de 3 fois la consommation quotidienne de pétrole brut du Québec.Traversant 9 des 17 régions administratives du Québec, soit 65 municipalités appartenant à 21 MRC ou territoires équivalents. Il aurait franchit quelque 830 cours d’eau du Québec et le fleuve Saint-Laurent lui-même.

Preuve de l’importance et de l’efficacité de la mobilisation, le projet a finalement été enterré. Le site internet et la campagne massive Vous ne Passerez Pas  ont été des outils déterminants dans l’action et la mobilisation contre ce projet, qui aurait été une catastrophe pour le bilan écologique. La campagne Vous ne Passerez Pas   a été un vecteur de mobilisation sans précédent dans la province du Québec. Des milliers de personnes ont participé de près ou de loin à l’opposition à TransCanada.

Aujourd’hui, des grands projets industriels, dont Energie Saguenay et Gazoduq (cités ci-dessus) continuent de menacer nos écosystèmes, et l’avenir de nos futurs générations.

Ces projets m’inquiètent, je suis avec vous! →